Si on nous avait dévoilé en nous levant vers 9h00 ce joli matin du 11 février le programme de notre journée, je crois sérieusement qu'on ne l'aurait pas crû. Mais vu qu'on est à San Francisco (qui est au passage une des 5, sinon une des 10 plus belles villes du monde), tout est possible. On a passé une journée complètement hallucinante et je vais vous en détailler le programme:
Je me reveille donc vers 8h30 (17h30 en France), et je reste dans le lit jusqu'à ce que je vois une tête qui resemble à celle de Ben qui passe la porte. On se lève. On rencontre le 2eme fils de la dame chez qui on habite. Il s'appelle Sancho et est évidemment super gentil. On lui dit qu'Aminta (la dame en question) nous a préparé des vélos, qu'il va donc nous chercher. On se retrouve très vite sur la route sous un ciel d'un bleu parfait avec nos vélos un peu pourrave, mais on gère. Enfin pas tant que ça. Au bout de 10min, premier garage pour le pneu arrière de mon vélo. Réparé mais mains et fringues un peu dégueu du coup. Il est 9h30. Au fait, on a pas déjeuné. Alors Ben décide de m'acheter un paquet de cacahuette pimentées, et pour lui des bonbons et du redbull. C'est parti direction le Golden Gate Park, parc gigentesque et magnifique avec des lacs et des jardins et des gens qui courent tout les 20 mètres, avec leurs chiens (2, 3 ou 4 parfois...). Arrivés à l'ouest de la ville, qui donne sur l'océan Pacifique, mon vélo refait des sienne. 2ème garage. J'emprunte même un clé de 12 (ou 14, qu'est-ce que j'en sais moi...) au mec pour remonter ma selle. Je lui file 5 dollars pour 2 barres de céréales super chelou et on se barre. Mais mon vélo ne veut décidément pas rouler. Alors let's find a bike store, avec des gens qui pourront m'aider. On en a vu un y a deux jours à l'autre bout du parc. Allez on y va. Le parc fait 3km les gars! c'est pas grave il fait beau. Quand j'ai dit au gars du magasin qu'on venant de la plage à pied il n'en revenait pas. On paye 20 dollars pour qu'il répare la roue. Ok, let's go, direction "Castro", le quartier gay. Sean Penn y tourne un film sur un gay célèbre qui se fait assassiner dans les 70's. On passe par le quartier hippy et on arrive dans Castro. L'équipe de tournage est là, les voitures d'époque sont prêtes à démarer pour passer à l'arrière plan d'une scène qui se tourne dans un resto. Sean Penn est dedans, nous dehors avec tous les badaux qui regardent. Des faux gays avec la bonne tête de l'emploi passent et repassent dans le champ. Allez, on mange un truc mexicain et on repart. On traverse "Mission", le quartier hispanique, et on arrive dans le sud de la ville, pas super intéressant; Mais on est en vélo alors ça va vite. ça monte et ça descend. On se retrouve dans une sorte de zone industrielle aux allures de banlieue de Détroit, avec un pont genre celui près de la maison de Tom Cruise dans "War of the worlds". On continue à pédaler pour arriver aux pied du "Oakland bridge", pont très impressionnant et très long (env 4km). On passe dessous pour arriver sur la grande promenade à la sorti du "downtown" qui donne sur la baie. Encore et toujours un max de gens qui font du footing. On remonte la promenade pour rejoindre "Fisherman's Warf", le quartier le plus touristique de la ville, celui que les San Franciscains aiment le moins. Mais comme c'est loin, on s'arrête sur un banc pour boire un coup de regarder les gens qui passent. Et rien que ça c'est déjà un spectacle. Entre les tenues vestimentaires, les gens de toutes nationalités, et le reste, on s'est bien marré. Allez on repart. On veut rejoindre le Golden gate, qu'on a pas encore été voir depuis notre arrivée. On passe donc par F'sW, situé en bas d'une des 41 collines sur lesquelles est construite la ville. "Allez ma poule on monte!" On arrive dans "Marina", un quatier somptueux, magnifique, avec des maisons mais c'est même pas possible comment elles sont belles... WOUA Ben regarde là bas!! Le plus gros cliché de la ville sous nos yeux! Le Golden Gate dans la brume!! Une brume énorme, épaisse et rapide qui commnce à envahir la baie. On y va. On slalome entre les joggeurs de plus en plus nombreux (SF, la ville du footing), et les gens qui jouent avec leurs chiens, ces derniers TOUJOURS A FOND sur les balles que leurs lancent leurs maîtres avec un truc qu'ils ont acheté exprès dans un magasin pour lancer la balle, qui sert absolument à rien vu que tu la lance ave la main, MAIS NOOOONNN, pas les américains!!! bref, on se pose 2 min sur un banc pour se reposer et admirer un spectacle visuel et sonore (énormes coups de cornes de brumes de tous les bateaux pris dans le fog) magnifique, et on repart! On emprunte une longue promenade (une autre) pour arriver au pied du Golden Gate. Il est franchement impossible de vous décrire ce qu'on à pu ressentir à ce moment là. Ce sont vraiment des moments qui comptent. Imaginez: il fait presque nuit, la baie est envahie d'un brouillard énorme, qui rend la lumière très bizarre. Les formes du pont se distinguent à peine dans l'épaisseur de la brume. les bateaux sont là, quelques part! De l'autre coté, tout le Downtown plongé dans la lumière du soleil couchant, et au milieu de la baie, juste devant nous, l'île d'Alcatraz. C'est surréaliste. Y a même des surfeurs qui prennent les grosses vagues aux pieds du pont. On a pas de lumières sur nos vélos alors il est temps de rentrer. On est bien crevé, et il est 18h00, on pédale depuis 10h00 (avec des pauses bien sur...). le problème c'est que pour rentrer chez nous, il faut regrimper une autre colline. Yes!!! "Pas l'choix ma poule..." Et quand on arrive enfin en haut, cul de sac!! On doit monter des purs escaliers de ouf avec nos vélos sur l'épaule (et moi ma sacoche avec tout plein de trucs dedans que je me traine depuis le début). On grimpe les marche, on croise encore et encore des gens qui font du sport, même dans les escaliers...On passe dans "Pacific Heights", certainement le plus beaux quartier de la ville avec des maisons magnifiques, construites sur les pentes des collines. On arrive en haut, et on redescend de l'autre coté de la colline en vélo. On arrive sur Sacremento st, et plus loin Lake st. C'est là qu'on habite. Yes!!! nous vlà chez nous, après avoir passé une des journées les plus remplies et les plus folles... On a même pas le courage de ressortir pour aller manger...
Sur ce, mes chers et fidèles compatriotes, bonsoir!
Yan Solo